Les difficultés liées au marché de l’emploi sont aujourd’hui un fardeau pour la classe politique totalement impuissante. Dans la plupart des cas, les secteurs d’activités convoités par les demandeurs d’emploi sont saturés. La nécessité d’orienter les recherches vers d’autres secteurs se fait donc logiquement sentir. Dans cette nouvelle dynamique, un secteur s’est démarqué du lot et est, selon de récentes études, pourvoyeur de nombreux emplois. Il s’agit du bio, de l’agriculture bio, comprenant notamment la production de vin bio.

Selon de récentes études menées par l’INRA/Sup-Agro, l’agriculture du vin bio est un secteur à forte employabilité. Cet état de choses s’explique par le besoin important de main-d’œuvre dans ce type de production de vin, contrairement à la culture viticole traditionnelle. En effet, au regard de la durée du processus de production du vin bio, le besoin en ressources humaines est important. A l’opposé de la production traditionnelle de vin qui met en œuvre des dispositifs mécaniques et industrialisés, l’agriculture bio, quant à elle, emploie plus d’hommes. Pendant que le secteur de production traditionnel emploie 1,2 personnes par exemple, la bio en emploie 1,8. Aussi, la bio emploie-t-elle, en France en 2016, 60.000 personnes pour un taux représentatif de 5% des exploitations. De plus, la production de vin bio étant cyclique, il est impératif de disposer d’une importante main d’œuvre à tous les niveaux d’intervention du processus. Eu égard à ces facteurs, il devient évident que la production de vin bio affiche une promesse d’embauche largement supérieure à celle du secteur traditionnel, soit 50% de plus.

Les paramètres évoqués supra ne sont pas les seuls en faveur de la production de vin bio. Selon un article de blog du site lemonde.fr, l’agriculture bio propose 75% de contrats à temps pleins, à l’opposé de l’agriculture conventionnelle qui propose 66% de contrats de même type. La différence entre les chiffres est bien évidente et met en exergue le fort taux d’employabilité du secteur bio. Mieux, tout porte à croire que ces chiffres exploseront davantage dans les années à venir. La production bio de vin est de toute évidence un secteur où l’employabilité restera élevée. L’idée de contractualisation des relations entre les producteurs et les distributeurs bio est une perspective bien prometteuse, au regard de son impact futur sur le marché.

Pour ce qui est de la formation des salariés du secteur bio, elle est d’une meilleure qualité, comparativement à la formation reçue par les employés du conventionnel. Pendant que le domaine du bio compte 17,8% de cadres et techniciens, le traditionnel n’en compte que 11,6%. Selon la même étude, réalisée par l’unité mixte de recherche (UMR), les formations en viticulture bio ne sont pas des plus répandues en France. On n’en compterait que neuf, quoique d’autres types de formations y soient dédiés. Malgré la faible disponibilité des moyens de formation, les résultats obtenus sont des plus satisfaisants. Ce paradoxe apparent témoigne de la volonté des acteurs de la viticulture bio de faire de ce secteur un secteur d’avenir et de référence en matière d’emplois, s’il ne l’est déjà.

De nombreuses entreprises françaises comptent bien surfer sur la vague du bio et ce pas uniquement dans l’alimentaire, le secteur du cosmétique bio est en pleine ébullition. D’autres fabricants innovent et crée des produits bios dans les secteurs les plus inattendus, comme par exemple des cordes de guitare bio nylon à base de plantes !

 

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